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Mercredi, 19 février 2020
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Les séries à nouveau à l’honneur dans les projets sélectionnés lors de la 12è session du screen.brussels fund

Pour sa première session de 2020, le screen.brussels fund a retenu 13 projets de coproduction, investissant un montant total de 1.057.000  €.

Et 8 d’entre eux sont portés par des producteurs bruxellois ! Parmi les projets sélectionnés, nous retrouvons 5 séries télévisées, 5 longs métrages, 2 documentaires et une websérie. Ces projets entraîneront plus de 8 millions d’euros de dépenses audiovisuelles directes dans l’économie régionale. 

Cinq séries télévisées

Pandore

Produit par Artémis Production (Bruxelles) et soutenue par le fonds des séries de la RTBF et de la fédération Wallonie-Bruxellese Pandore sera réalisé par Vania Leturcq (Bruxelles) et Savina Dellicour (Bruxelles). Pandore, c’est l’histoire d’une collision, celle de la justice et de la politique. C’est également la collision d’un homme et d’une femme qui ont chacun, dans un moment de crise personnelle, ouvert la boite de Pandore et déchainé des forces qui vont les mener inexorablement vers un face à face sans merci. La toute grande majorité du tournage (71 jours sur 80) et un peu moins de la moitié de la post-production (173/393 jours) se feront à Bruxelles. Sur ce projet, quasi toute l’équipe, ainsi que 4 prestataires sont bruxellois : Eye Lite (Schaerbeek) pour la location de matériel, KGS (Schaerbeek) pour la machinerie, Boxon (Ixelles) pour le matériel son et Studio l’Equipe (Evere) pour les laboratoires.

L'Opéra

Série destinée à OCS et produite par Belga Production (Braine l’Alleud) et TELFRANCE & CIE (France) et réalisée par Inti Calfat (Bruxelles), Dirk Verheye (Bruxelles), Cécile Ducrocq (Paris), Leila Marakchi (Paris). Quand Sébastien, le Directeur de la Danse, propose une retraite anticipée à Zoé danseuse étoile, elle refuse net. L’Opéra c’est sa maison, sa famille, sa vie. Un bras de fer juridique s’engage entre le jeune Directeur de la Danse et l’Étoile. La stratégie pour rester : danser ! Zoé doit se remettre au niveau et être distribuée le plus possible. Sébastien comprend vite que la machine Opéra est plus complexe qu’il ne l’imaginait, ses premières semaines du Directeur de la Danse sont rudes. Une quarantaine de techniciens seront mis à contribution pour cette série et une trentaine de jours de tournages sont prévus à Bruxelles, le reste du tournage se faisant en Wallonie et à Paris. La majeure partie de la post-production se fera à Bruxelles (118/156 jours), la post-production son par Sonhouse (Koekelberg) et la post-production image par Studio l’Equipe (Evere).

Lost Luggage

Produit par Les Gens (Bruxelles) en co-production avec De Mensen (Zaventem), cette série pour la VRT sera réalisés par Nathalie Basteyns (Bruxelles) et Kaat Beels (Bruxelles). Lorsque, au lendemain des attentats du 22 mars à Brussels Airport, l'inspectrice de la police de l’aéroport Samira Laroussa est chargée de restituer à leurs proches les bagages abandonnés par les victimes, elle entame le travail le plus éprouvant de sa carrière.  Ce faisant, elle se heurte aux préjugés, à la fierté et à la tristesse, mais Samira persévère dans sa mission d'aider tout le monde. Dans son intransigeance aveugle, elle oublie cependant une chose : elle-même. Outre les deux réalisatrices, une quinzaine de techniciens seront employés pour cette série qui mobilise également plusieurs prestataires bruxellois : Lites (Saint-Gilles) pour la location de l’éclairage, Cine Qua Non (Bruxelles-Villes) pour la location de machinerie, l’étalonnage se fera chez XD Colorgrading (Anderlecht), la location du matériel son chez GCV Moustache Sound (Koekelberg) et finalement la post-production son par Sonhouse (Koekelberg).

La Corde

Produit par Versus Production (Liège) et Les Films de l’Instant (France), cette mini-série en 3 épisodes produite pour Arte sera réalisée par Dominique Rocher (Paris). L’observatoire scientifique d’Helligskogen est perdu au cœur d’une zone blanche dans la forêt norvégienne. La communauté scientifique qui y travaille est en ébullition : ils ont enfin reçu le feu vert pour finaliser leurs recherches. Mais un élément vient perturber leur projet : une Corde qui semble infinie est apparue à l’orée de la forêt, comme abandonnée là. Le mystère de cette Corde intrigue les membres de la petite communauté, au point que sept d’entre eux décident de la suivre pour tenter d’en trouver la fin… ou l’origine. Sur ce projet, tourné essentiellement en Wallonie, toute la post-production sera faite à Bruxelles grâce à Backstage (Schaerbeek) pour la post-synchronisation, Boxon (Ixelles) pour le mixage, le labo de tournage et la post-production d’image est faite par Manneken Pix (Ixelles) et les sous titrages réalisés au Studio l’Equipe (Evere).

Match

Tout sera bruxellois dans cette série humoristique de 25 épisodes de 5 minutes produite pour Be TV par Entre Chien et Loup (Bruxelles) et réalisée par Gregory Beghin (Bruxelles).

Adapté d’un format original norvégien, Match raconte la vie de Rachel, une vie dans laquelle rien ne va vraiment mal, mais rien ne va vraiment bien non plus. Elle a l’impression que tout le monde avance, sauf elle. Elle vit avec son colocataire et meilleur ami, Joseph, à qui tout réussi. Façon match de foot, la vie de Rachel est commentée en direct et pour chaque épisode, elle doit relever un enjeu inédit.

Outre le réalisateur, une dizaine de techniciens bruxellois seront mis à contribution pour cette série. Tout le tournage et post-production se fera à Bruxelles (77 jours), le montage son et mixage sera pris en charge par The Post Box (Ixelles), l’éclairage par Eye Lite (Schaerbeek), la machinerie par KGS (Schaerbeek) et enfin, la location de caméra chez Story Digital (Ixelles).

Cinq longs métrages

Earwig

Produit par Frakas Productions (Liège), Petit Film (France) et Rook Films (Royaume-Uni) et réalisé par Lucile Hadzihalilovic (Paris) et Geoff Cox (Londres). Quelque part en Europe, début des années 30. Albert, 50 ans (et vétéran de la Première guerre mondiale), est employé au service de Mia, 12 ans. L’essentiel de son travail consiste à s’occuper de l’insolite dentier de glace que porte la jeune fille, et qui doit être changé plusieurs fois par jour. Tous deux vivent seuls dans un grand appartement aux volets clos que Mia ne quitte jamais. Régulièrement, le téléphone sonne et une voix s’enquiert de l’état de santé de la jeune fille. La majorité du tournage se fera à Bruxelles (25/29 jours). 37 techniciens bruxellois seront employés sur cette production ainsi que 5 prestataires techniques : la location de caméra et de lumières se fera chez Eye-lite (Schaerbeek), la location du matériel régie chez Citizen Ciné Services (Forest), les labos et le montage son chez Boxon (Ixelles). La machinerie sera assurée par KGS (Schaerbeek) et enfin, le prémixage et le bruitage par Studio l’Equipe (Evere).

Clara Sola

Produit par Need Productions (Bruxelles) et Hobab (Suède) et réalisé par Nathalie Alvarez Mesen (Stockholm). Dans un village reculé du Costa Rica, Clara, une femme de 30 ans, part en voyage pour se libérer des conventions sociales et religieuses et devenir maîtresse de sa sexualité et de nouveaux pouvoirs. Sur ce projet nous retrouvons 13 techniciens bruxellois ainsi que différents prestataires bruxellois. Studio l’Equipe (Evere) se chargera de l’étalonnage et du bruitage, Eye Lite (Schaerbeek) de la location du matériel, Alea Jacta (Forest) pour le mixage et le montage son, Stempel (Anderlecht) pour le labo et enfin, BeNuts (Etterbeek) pour le VFX.

Ritueel

Produit par Eyeworks Film &TV Drama (Zaventem), Les Films du Fleuve (Liège), Phanta Film (Pays-Bas) et Atlas Film (Allemagne) et réalisé par Hans Herbots (Antwerpen). Kiki, une policière spécialisée dans les plongées médico-légales et la récupération de cadavre, découvre une main coupée dans le canal de Bruxelles.   Lorsque Kiki découvre que l'emplacement où elle a trouvé cette main coupée est le site industriel d'une famille d'industriels qui a bâti sa fortune sur des plantations de caoutchouc coloniales, elle est convaincue que cette affaire est liée à l’histoire de la Belgique et du Congo.17 jours de tournage (sur 38) sont prévus à Bruxelles et 6 techniciens bruxellois seront mobilisés sur ce projet tandis que la post-production image sera confiée à The Fridge (Koekelberg).

Carnet d’Épices

Produit par Tarantula (Liège) et Master Five Cinematografica (Italie) et réalisé par Massimo Donati (Rome). Carnet d'Épices est l’adaptation du roman éponyme, Diario di Spezie, écrit par Massimo Donati en 2013.  

L’histoire est tissée autour d’un road-movie se déroulant pendant le voyage de deux personnages Luca Trevisan, un grand chef italien, et Andreas Dürren-Fischer, grand restaurateur de toiles de maîtres flamands, au départ de la Belgique vers l'Italie du Nord. S’entremêle également une intrigue policière dense qui explore l'enquête obsessionnelle de Garrant, un policier belge incarné par Fabrizio Rongione, l'histoire d'une famille et, surtout, un pur récit de vengeance. 19 techniciens bruxellois seront engagés sur le film et la location des caméras se fera chez Eye Lite (Schaerbeek).

Cool Abdoul

Produit par Potemkino Port (Antwerpen), Beluga Tree (Bruxelles) et N279 Entertainment BV (Pays-Bas) et réalisé par Jonas Baeckeland (Gent), Cool Abdoul est un biopic qui retrace le parcours chaotique de Ismail Abdoul, un boxeur talentueux, prêt à tout réussir et qui défrayé la chronique en Flandres au début des années 2000.   Son père mauritanien Azziz et sa mère belge Martha l'ont élevé, lui et son frère Hakim, avec les valeurs et les normes islamiques. Ismail est imprégné par la vision de la vie de son père : le respect doit toujours être inconditionnel et mutuel, et le ring de boxe est le meilleur endroit pour le gagner. Il n'a qu'un seul objectif : atteindre le sommet absolu en tant que boxeur. Sur ce projet nous retrouvons 8 techniciens bruxellois ainsi que les sociétés The Fridge (Koekelberg) pour l’étalonnage et Nozon (Koekelberg) pour les VFX.

Deux documentaires

Royals at War

Produit par Création et Mémoire (Bruxelles), Les films de la mémoire (Forest) et Clarke Costelle et cie (France) et réalisé par Maud Guillaumin (Paris). Ce documentaire de deux épisodes met en perspective les stratégies déployées par les familles royales européennes pendant la seconde guerre mondiale face à la montée et l’arrivée au pouvoir du fascisme et du nazisme. Toutes reliées par des liens familiaux, les monarchies se sont retrouvées, volontairement et involontairement, au centre de l’échiquier politique d’Hitler. Deux techniciens, hors production, sont bruxellois, la location de matériel se fera chez KGS (Schaerbeek), la post-production son chez Chocolat Noisette (Bruxelles-Ville), le labo image par Triangle 7 (Auderghem) et finalement le VFX par Cobalt Film (Bruxelles-Ville).

Le dormeur éveillé

Produit par YC Aligator Film (Bruxelles) et réalisé par Boris Van der Avoort (Bruxelles) et Isabelle Dumont (Bruxelles). B., cinéaste et insomniaque, décide d’arracher au néant ses heures d’insomnie en filmant sa propre enquête sur le sommeil. L’insomniaque s’interroge sur ces différents états de conscience et sur la difficulté des humains à synchroniser leur rythme social avec leur rythme biologique. Sur ce projet nous retrouvons 14 techniciens bruxellois. Studio l’Equipe (Evere) se chargera de la post-production son, bruitage et image, Manneken Pix (Ixelles) de l’étalonnage, Triangle 7 (Watermael-Boitsfort) du labo image, les sous-titrages seront faits par des Airs prod (Saint-Gilles), et finalement Cobalt Films (Bruxelles-Villes) s’occupera du VFX.

Une websérie

Brak

Cette websérie de 12 épisodes de 8 minutes produit par Potemkino (Bruxelles) pour VTM GO sera réalisée par Charlie Dewulf (Gent). Lorsqu'elle se blesse au pied pendant une nuit de folie, la pétillante Bobbie (34 ans) est obligée de se ménager. Après beaucoup de résistance, avec l'aide de ses fidèles amis, son "armée de filles", elle se confronte à elle-même et à ses schémas destructeurs. Toute la post-production de cette websérie se fait à Bruxelles chez The Fridge (Koekelberg) et chez 4audio (Schaerbeek).

Une majorité de majoritaires belges

Sur les 13 projets, 7 sont majoritairement financés en Belgique : Pandore, Match, Brak, le Dormeur éveillé, Lost Luggage, Ritueel tandis que les 6 autres sont des co-productions belges minoritaires : Earwig (France,Royaume Uni),  Clara Sola (Suède), Carnet d’Epices (Italie), La Corde (France), L’Opéra (France), Royals at War (France).

7 réalisatrices derrière la caméra

Les projets soutenus seront réalisés par 7 femmes,10 hommes et 1 personne non-binaire.

Retour de près de 8 millions € pour l’économie bruxelloise

Pour ces 13 projets retenus sur 18 dossiers soumis, le retour direct de l’investissement de 1.057.000 € génèrera 8,6 millions d’€ en promesses de dépenses audiovisuelles directes dans la filière audiovisuelle bruxelloise.

 

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